Expertise et Valorisation
Archéologique

La vaste collection du mobilier provenant du château du Guildo

Depuis 2015, le laboratoire LandArc mène l’étude de la vaste collection de petits objets découverts au cours de la fouille programmée du château du Guildo (Côte-d’Armor). Entre 1990 et 2013, la fouille dirigée par Laurent Beuchet (Inrap) a permis de mettre au jour plus de 5000 objets en grande partie métalliques dont 2150 remarquables datés des XIe-XVIIIe siècles. Parmi eux, toutes les catégories fonctionnelles se distinguent allant des accessoires vestimentaires à l’armement, en passant le mobilier équestre ou l’outillage. Nous avons entrepris la mise en place d’un inventaire exhaustif, d’un catalogage des objets remarquables et d’une analyse interprétative des activités représentées sur le site à l’aide d’une synthèse par catégorie fonctionnelle et par phase chronologique.

Notice

Depuis 2015, le laboratoire LandArc mène l’étude de la vaste collection de petits objets découverts au cours de la fouille programmée du château du Guildo, qui a permis de mettre au jour plus de 5000 objets en grande partie métalliques dont 2150 remarquables, écartant ainsi la clouterie et autres ferrures d’habitation. Au sein de ces objets remarquables, on compte 1500 alliage cuivreux, 500 ferreux, 95 plombifères ou encore 35 en os manufacturé. La grande quantité d’objets en alliage cuivreux s’explique par la surreprésentation de deux types d’objets : 950 épingles et 270 ferrets de lacet. Daté entre le XIe et le XVIIIe siècle, ce petit mobilier se localise dans 14 zones du château et se répartit entre 12 catégories fonctionnelles.

Parmi le mobilier rencontré, on retrouve une grande majorité d’objets à valeur ornementale dont une large représentation d’épingles et ferrets de lacet, mais aussi de nombreuses appliques, boucles de différents types, chapes, boutons, bagues, etc. L’armement est fortement présent sur le site à travers des carreaux d’arbalète, des pointes de flèche, des balles de mousquet, des chausse-trappes, des dagues ou encore des fers de lance. On note également de multiples éléments liés à l’équestre dont des fers d’équidé, des éperons, des étriers, des éléments de harnachement (mors de bride, boucles de harnais) et des étrilles. La serrurerie est aussi une catégorie bien représentée avec une cinquantaine de clés et plusieurs palâtres. La vie quotidienne du château se distingue à travers diverses activités auquel l’outillage agricole et artisanal ou la coutellerie s’intègre bien comme notamment la couture ou le travail du cuir. Le jeu et la musique sont représentés avec plusieurs dés à jouer, toupies, guimbardes et grelots.

Concernant la chronologie du mobilier, les premières occupations du site aux cours des XIe-XIIe siècles apparaissent comme peu visibles. Ce sont surtout les XIIIe-XVIe siècles qui sont les mieux représentés avec divers objets très caractéristiques allant de la parure à l’armement, en passant par la mode vestimentaire et l’équestre. La transition entre le XVe et le XVIe siècle se distingue notamment par l’évolution des techniques au niveau de l’armement et de l’équestre, mais montre surtout les changements s’opérer dans le costume. Rappelant la continuité d’une occupation moderne, un ensemble clos au sein d’un puit fouillé en 2012 associant deux clés, plusieurs outils, un mors de bride complet, un couteau, un pichet en étain et une assiette en étain marquée d’un blason semble être l’un des témoins de l’abandon du site au cours de la 2e moitié du XVIIe siècle.

Notre mission

Nous avons réalisé l’étude du petit mobilier du site.

Elle comporte un catalogue raisonné associé à une synthèse organisée par phase chronologique.

  • Inventaire et analyse des ensembles mobiliers
  • Dessins et photographies d’une sélection d’objets
  • Synthèse générale par phase chronologique
  • Suivi de l’étude en lien avec la rédaction finale du rapport

Fouille : 1990-2013 (Laurent Beuchet, Inrap)

Maitre d'ouvrage : Inrap

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